NATURE ET FONCTIONNEMENT D'UNE MACHINE À BROYER LES PEUPLES
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.



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L'idéologie européenne

Un ouvrage paru en 2008 aux éditions ADEN

Pour justifier son existence, l'Union Européenne avait besoin de donner d'elle une image autre que celle d'une machine de guerre au service du capital.

L'Idéologie Européenne devait donc se construire et se développer parallèlement à l'Union Européenne. Au fur et à mesure de l'approfondissement des conséquences sociales de l'intégration, les couches de peinture bleue ont dû se faire plus épaisses, jusqu'à atteindre le stade de la niaiserie actuelle. Nous nous devons de les combattre sans relâche, là où chacun est le plus utile.

Cependant, nous ne pouvons perdre de vue que ce combat ne peut s'inscrire que dans un autre, bien plus ample : celui de la lutte contre le système capitaliste en général, dont l'Union Européenne n'est qu'un des engrenages.

La rédaction collective de ce livre a été guidée par quatre idées directrices :
Identifier les conséquences réelles de la construction européenne.
Où l'on verra qu'en fait de construction, il s'agit essentiellement d'un démantèlement de la capacité de résistance des peuples face à la domination du capitalisme mondialisé.
Retracer la généalogie de l'Europe en tant que mythe politique et culturel.
Où l'on constatera le parallélisme entre les défaites et reniements du mouvement ouvrier et l'hégémonie croissante de l'Idéologie Européenne comme échappatoire commode dans tout discours sur le progrès social.
Face aux impasses théoriques de l'altermondialisme
Tenter de comprendre dans quelle logique impérialiste l'Europe s'inscrit.
Faire la critique totale de l'Idéologie Européenne.
Où l'on comprendra les enjeux de classe qui percent derrière le rêve européen. La destruction des Etats correspond à la stratégie du capital de l'après-guerre. Son pendant philosophique est la destruction de la raison et de la notion de progrès.

Le coin de l’Eurobéat

eurobeat

L’argument d’autorité est couramment utilisé par les Eurobéats. On a pu le constater lors du référendum sur la Constitution Européenne, que les nombreux "experts" et "spécialistes" subventionnés par l’Union ont défendu avec professionnalisme. Systématiquement orientés, manifestement briefés - tant leurs analyses étaient construites comme des argumentaires, les rienologues du oui ont envahi le Spectacle.
Tantôt comme réanimateurs ("ils vous mentent !", lançait Delors en couverture du Nouvel Observateur), tantôt comme anesthésistes ("Vous voyez bien que l’adhésion de la Turquie n’est pas dans le traité"). Cette autorité de "l’expert", du "spécialiste" tient au fait qu’il n’est pas un intellectuel (trop éloigné des réalités) ni un politicien (corrompu, démagogue). Ni Nimbus ni Stavisky, son absence de charisme, sa gaucherie même concourent à son efficacité.
Funambule du juste milieu entre le faux et le rien, dramatique hommage du médiocre au vice, l’expert, le spécialiste, émerge d’un tas de statistiques comme d’une mer où le public n’a jamais plongé, où lui seul, l’expert, le spécialiste, serait allé recueillir les coraux inestimables qui justifient que se poursuive l’ordre des choses.

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