NATURE ET FONCTIONNEMENT D'UNE MACHINE À BROYER LES PEUPLES
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.



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L’actualité d’une position communiste sur l’Union Européenne

Pourquoi la position historique du PCF vis-à-vis de l’UE est-elle toujours valable ?

samedi 1er mars 2008, par Collectif

Le PCF s’est toujours trouvé en opposition totale avec toutes les étapes de la construction européenne, de la CECA à l’Acte Unique en passant par la CED, le traité de Rome, l’élection directe du parlement européen ou les élargissements successifs de la communauté. Il a toujours dénoncé le caractère purement capitaliste de cette « construction » et n’a jamais nourri d’illusion sur une possible orientation sociale de cette nouvelle structure. En cela, il s’est constamment différencié des positions de la SFIO puis du PS, même à l’époque du programme commun.

La position historique du PCF sur l’Europe et la souveraineté nationale

Le PCF défendait ainsi la souveraineté nationale contre les diverses stratégies de l’impérialisme et des multinationales. Ainsi, l’élargissement du marché commun est dénoncé dans la mesure où il permettait de mener à bien une politique d’intégration dans des conditions beaucoup plus favorables pour les monopoles, en renforçant la puissance de ceux qui sont en position hégémonique. An niveau institutionnel, le renforcement des pouvoirs de la Commission ou du Conseil ont toujours été mis en cause de par leur caractère antidémocratique, le poids démesuré des représentants des trusts (les lobbyistes) et le secret ou l’opacité qui règne souvent sur les décisions. De même, l’élection au suffrage universel du parlement européen, conquête apparemment sans tâche de la démocratie au niveau européen, avait été dénoncée à juste titre : surtout conçue comme un moyen d’isoler les communistes (français et italiens) au niveau européen, cette décision était aussi un moyen d’accélérer l’intégration politique européenne afin de court-circuiter la résistance des peuples à la régression sociale.

L’UE a-t-elle changé de nature avec l’évolution de la situation politique mondiale ?

La chute du mur de Berlin n’a pas modifié les objectifs de la « construction » européenne. Rappelons que la « concurrence libre et non faussée » du projet de « constitution » de 2005 figurait déjà dès l’article 3 du Traité de Rome. La nouvelle étape du développement de la mondialisation capitaliste n’a pas modifié mais aggravé les prétentions du projet capitaliste de l’UE et renforcé sa fonction destructrice des acquis sociaux et démocratiques nationaux.

La réflexion est engagée de savoir si l’UE est, aspire à devenir, un impérialisme secondaire (subordonné à l’Américain) ou une puissance impérialiste autonome. Dans tous les cas, l’intégration européenne est fondamentalement opposée au développement de l’internationalisme.

A l’extérieur, l’UE contribue à la mise en coupe réglée des économies émergentes en association avec les USA et le Japon au sein de l’OMC et suit de près toutes les agressions militaires américaines. La propagande autour de « l’Europe », la promotion d’une « Europe puissance » s’apparentent sur le plan idéologique à un nouveau nationalisme.

A l’intérieur, il est significatif que l’UE détruise les quelques exemples de coopérations internationales réussies, hors de son cadre, entre pays européens comme Airbus ou Galileo et les détournent au profit des multinationales.

Les transferts de pans de souveraineté vers l’UE, nominaux ou réels (monnaie, commerce extérieur) n’ont pas non plus supprimé le cadre national comme cadre principal de l’expression démocratique des peuples. Les référendums irlandais, néerlandais et français le montrent. La résistance à la domination capitaliste, dont l’intégration européenne est un instrument, ne peut se faire que dans le cadre national et international et non dans le cadre de l’UE elle-même, qui est incompatible avec la construction d’une alternative politique.

Soulignons le caractère illusoire et trompeur de « l’Europe sociale » ou du concept de « services publics européens », dénommés par l’UE « services d’intérêt général » qui part de la privatisation des monopoles publics nationaux dans l’intérêt des multinationales (ex : Véolia).

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Pour citer cet article, merci d'utiliser ces indications:
Collectif, L’actualité d’une position communiste sur l’Union Européenne, L’idéologie européenne (http://www.ideologie-europeenne.fr)
http://www.ideologie-europeenne.fr/L-actualite-d-une-position.html

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