Dernier épisode de ce démantèlement : le 23 juillet 2007 fut signé un accord entre le Gouvernement, le patronat et les syndicats confédéraux (CGIL, CISL, UIL), soumis à référendum entre les travailleurs et les retraités et approuvé par eux les 8, 9, 10 octobre 2007. Cet accord, qui aujourd’hui n’a pas encore été traduit en loi, prévoit l’augmentation de l’âge de la retraite de 57 à 62 ans avant 2013 ; un système de « fenêtres » pour permettre le départ en retraite anticipé des travailleurs qui exercent un métier usant qui s’est avéré une farce, puisqu’il ne permet qu’à 5000 travailleurs par an de partir en retraite et seulement dans les dix prochaines années ; cet accord introduit aussi le nivellement par le bas des coefficients de calcul du montant des retraites sur trois ans, avec des mécanismes qui font penser à une sorte d’échelle mobile à l’envers, en prévoyant dès aujourd’hui une coupe de 8-9 % ; cela permet de renouveler les contrats à durée déterminée au-delà de 36 mois tout en renonçant d’autre part à établir des limites à l’utilisation des contrats à durée déterminée dans les entreprises ; cela détaxe les contrats extraordinaires en grevant les recettes de l’INPS (Institut National de la Sécurité Sociale, l’organisme public qui gère les retraites) malgré la volonté proclamée de sauver ce dernier de la banqueroute et en favorisant l’augmentation du temps de travail au détriment de la santé et de l’emploi. [1]