NATURE ET FONCTIONNEMENT D'UNE MACHINE À BROYER LES PEUPLES
Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.
Dernier ajout : 6 août 2009.
Bien que la traduction d’un article datant d’il y a plus de mois et traitant des élections européennes du 7 juin puisse paraître d’une importance secondaire, le résultat des élections ainsi que la constitution de la « Fédération de la Gauche d’alternative » qui constitue un coup d’arrêt à la dynamique unitaire des communistes redonne au scepticisme de Ricaldone vis-à-vis des intentions des dirigeants « communistes » italiens et surtout de l’immixtion du PGE dans les affaires internes une actualité incontestable.
L’analyse que fait Ricaldone du rôle central joué par le PGE dans les « transformations », « métamorphoses » et in fine « liquidations » des Partis Communistes est pertinente, non seulement pour le cas italien – le plus abouti – mais également pour tous les pays où les forces communistes ont à subir ses assauts (on peut penser aux PC Grec et Portugais confrontés aux forces post- communistes voire anticommunistes de Synapsismos et du Bloc de Gauche soutenues par le PGE).
AC
Ci-dessous l’intervention, par laquelle le Parti Communiste Portugais (PCP), en qualité d’observateur, a justifié son choix de ne pas adhérer au « Parti de la Gauche Européenne », dont la constitution a été décidée lors de la réunion qui s’est déroulée le 10 et 11 janvier à Berlin.
Le Comité Central du Parti des Travailleurs Communistes Hongrois a décidé dans sa session du 25 avril dernier de quitter le Parti de la Gauche Européenne dès le 1er Mai 2009, et ceci dans le respect des statuts du PGE. (Article 6)
Le Parti des Travailleurs Communistes Hongrois fut l’un des fondateurs de la Gauche Européenne. Cependant notre parti a eu de nombreux désaccords majeurs avec la ligne du PGE et ceci depuis le début.
La direction du PCF avait évacué, de façon injustifiable, de l’ordre du jour du 34ème congrès les questions principales touchant l’Union européenne et la campagne électorale de 2009. La décision stratégique de constituer le « Front de gauche » en duo avec Mélenchon a ainsi été prise en marge du congrès le 24 octobre 2008. Cette alliance, puis les avances en direction d’autres organisations, ont été initiées sans base politique de départ, discutée et décidée par les communistes, sans plateforme commune.
Le PGE a été fondé en mai 2004. Il s’agit d’un parti européen, financé par les institutions communautaires, qui s’inscrit à plein dans la « construction » européenne, voire même dans celle d’une nation européenne. On peut en effet lire dans ses statuts que « la Gauche Européenne vise à promouvoir un ‘travail de relations publiques européen’ qui soutienne activement la formation d’une entité européenne ».
Si le Parti Communiste Français occupe une place à part dans cette partie, c’est qu’il en occupe aussi une dans l’histoire de la France et nous ne cachons pas que les trois auteurs de ce site en sont membres et militants de base depuis plusieurs années. Dès la fin de la guerre le PCF joua un rôle de premier plan dans la lutte contre l’intégration supranationale. Il fut la seule force organisée à lutter contre l’OTAN, contre la CECA, contre la CED, contre l’élargissement, contre les traités de Rome, de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice. Il lutta encore en 2005 contre le Traité Constitutionnel. Ainsi, son engagement simultané en faveur de la défense farouche de l’indépendance nationale, cadre premier pour la satisfaction des revendications sociales et dans le combat internationaliste, constitue une originalité l’ayant distingué de tous les autres mouvements politiques hexagonaux.